En bref

Les statistiques vidéo immobilier convergent toutes vers le même constat : une annonce en vidéo génère nettement plus de demandes, les propriétaires préfèrent confier leur bien à un agent qu'ils voient en vidéo et la quasi-totalité de votre audience wallonne et bruxelloise consomme déjà de la vidéo tous les jours. Le vrai écart ne se joue pas sur les moyens mis en oeuvre, il se joue sur le fait de publier régulièrement.

Chaque année, les statistiques vidéo immobilier reviennent dans les présentations commerciales, souvent citées de travers et rarement sourcées. Nous les avons rassemblées, vérifiées et remises dans le contexte belge, pour que vous puissiez les utiliser en rendez-vous d'estimation en Wallonie et à Bruxelles sans risquer de vous faire contredire. Vous trouverez ci-dessous les chiffres, leur source et ce qu'ils impliquent concrètement pour une agence immobilière.

Les statistiques vidéo immobilier à retenir en 2026

5 chiffres suffisent à résumer la situation : jusqu'à 403 % de demandes en plus sur une annonce avec vidéo, 84 % de consommateurs convaincus après avoir vu une vidéo, 73 % de propriétaires qui préfèrent un agent qui filme, 91 % d'entreprises qui utilisent la vidéo et plus de 9 millions d'utilisateurs de réseaux sociaux en Belgique.

Voici la liste des chiffres que vous pouvez ressortir à un vendeur qui hésite à vous confier le mandat pour le convaincre que vos vidéos font la différence :

  • Jusqu'à 403 % de demandes en plus sur une annonce accompagnée d'une vidéo, un chiffre attribué à la National Association of Realtors et largement repris dans le secteur.
  • 84 % des personnes déclarent avoir été convaincues d'acheter un produit ou un service après avoir regardé une vidéo de marque, selon l'étude annuelle Wyzowl (2026).
  • 73 % des propriétaires préfèrent travailler avec un agent immobilier qui fait de la vidéo, selon une étude relayée par Immobilier 2.0.
  • 91 % des entreprises utilisent la vidéo comme outil marketing en 2026, et 82 % des marketeurs déclarent un bon retour sur investissement (Wyzowl, 2026).
  • 9,08 millions d'utilisateurs de réseaux sociaux en Belgique, soit 81,3 % des internautes belges, d'après la compilation des données Digital 2026 par Xavier Degraux.

L'histoire que racontent ces chiffres : la vidéo, c'est le format par défaut pour capter l'attention en 2026 sur les réseaux sociaux.

Ce que la vidéo change pour un bien à vendre

Une annonce avec vidéo capte plus de demandes qualifiées qu'une annonce avec photos seules, parce qu'elle retient l'attention plus longtemps et qu'elle filtre les curieux avant la visite.

Le chiffre le plus cité du secteur, ces 403 % de demandes supplémentaires, circule depuis des années sans étude publique facilement accessible. Nous préférons vous le dire franchement : c'est un ordre de grandeur, pas une mesure de laboratoire. Ce qui est solide, en revanche, c'est le mécanisme. Une vidéo verticale montre les volumes, les circulations, la lumière réelle. Elle répond à des questions que la photo laisse ouvertes, et elle le fait en quelques secondes.

La conséquence business est double. D'abord vous recevez plus de contacts. Ensuite, et c'est souvent plus précieux, vous recevez de meilleurs contacts : les personnes qui appellent après avoir vu la vidéo ont déjà validé mentalement la configuration du bien. Vous perdez moins de samedis en visites qui ne mènent nulle part. C'est exactement le raisonnement que nous développons dans notre guide complet de la vidéo immobilière.

Ce que les propriétaires attendent d'un agent

Les propriétaires jugent votre capacité à vendre leur bien à la qualité de votre marketing, et la vidéo est devenue le signal le plus visible de cette qualité.

L'étude relayée par Immobilier 2.0 est sans doute la statistique la plus utile de cette liste : 73 % des propriétaires préfèrent travailler avec un agent immobilier qui fait de la vidéo, alors qu'une minorité d'agents en produisent réellement. L'écart entre la demande et l'offre est votre fenêtre de tir.

Concrètement, si vous voulez capter le mandat, la vidéo joue 3 rôles :

  • Preuve de méthode. Montrer 3 vidéos déjà réalisées vaut mieux que dix pages de plan marketing.
  • Différenciation immédiate. Si vous êtes le seul des 3 agents consultés à proposer une vidéo, le choix se simplifie tout seul.
  • Justification d'honoraires. Un service visible se défend mieux qu'un service décrit.

C'est le mécanisme que nous détaillons dans notre article sur comment rentrer plus de mandats grâce aux réseaux sociaux.

Ce que les acheteurs regardent dans une annonce

Les acheteurs placent le visuel en tête de leurs critères de sélection, et les agents le confirment : photos et vidéos arrivent devant la plupart des autres arguments d'annonce.

Du côté des données terrain, la National Association of Realtors indique que les agents d'acheteurs jugent importants pour leurs clients la présence de photos (73 %), la mise en scène physique du bien (57 %), les vidéos (48 %) et les visites virtuelles (43 %). Côté agents de vendeurs, les photos (88 %) et les vidéos (47 %) dominent également le classement.

Deux lectures s'imposent. La première : la photo reste non négociable, la vidéo est le différenciateur. La seconde : près d'un agent sur deux considère déjà la vidéo comme importante, ce qui veut dire que la fenêtre d'avance se referme progressivement. Dans deux ou trois ans, filmer ne sera plus un avantage, ce sera une norme. Autant en prendre l'habitude maintenant, pendant que cela se remarque encore. Ces arbitrages s'inscrivent dans une stratégie plus large, détaillée sur notre page marketing immobilier.

Les chiffres de la diffusion en Belgique

La Belgique compte environ 9,08 millions d'utilisateurs de réseaux sociaux, soit 81,3 % des internautes, avec Facebook et Instagram largement en tête. Votre audience locale est déjà là, tous les jours.

D'après la compilation des données Digital 2026 faite par Xavier Degraux, le classement belge des plateformes utilisées est le suivant : WhatsApp (80,8 %), Facebook (78,2 %), Messenger (63,1 %), Instagram (58,1 %), YouTube (43,8 %), TikTok (32,6 %) et LinkedIn (22,8 %).

Pour une agence de Wallonie ou de Bruxelles, cela se traduit très simplement. Facebook reste le réseau de la couverture locale, notamment sur les tranches d'âge propriétaires, celles qui vendent une maison familiale. Instagram porte l'image de marque et les Reels. TikTok élargit la portée quand on accepte un ton plus direct. LinkedIn sert la relation d'affaires et le personal branding, pas la diffusion de biens. Le choix de la plateforme n'est pas une question de mode, c'est une question de cible, et nous l'avons détaillé dans Reels, TikTok, Facebook : où publier vos vidéos de biens.

Format et durée : ce que disent les chiffres

Les données convergent vers des vidéos courtes : la majorité des spectateurs jugent les formats de 30 secondes à 2 minutes les plus efficaces, et sur les Reels la rétention chute rapidement au-delà de la minute.

Selon Wyzowl (2026), 71 % des personnes interrogées estiment qu'une vidéo comprise entre 30 secondes et 2 minutes est la plus efficace. Sur les formats sociaux verticaux, les analyses de Socialinsider montrent que les Reels les plus performants restent nettement sous la minute.

Notre recommandation terrain pour une visite de bien se situe entre 45 et 90 secondes. En dessous, vous ne montrez pas assez de pièces pour donner envie. Au-dessus, vous perdez la moitié de l'audience avant la cuisine. Le détail du raisonnement, avec les durées par type de bien, est dans notre article combien de temps doit durer une vidéo de bien immobilier.

Ce que ces statistiques ne disent pas

Aucune statistique ne dit qu'il faut un drone, un capteur plein format ou une visite 360. Les chiffres mesurent l'effet de la vidéo, pas celui du budget de production.

C'est le point que le secteur oublie systématiquement de préciser. Quand une étude compare une annonce avec vidéo à une annonce sans vidéo, elle ne compare pas une production à 1 500 € à une production à 200 €. Elle compare la présence d'une vidéo à son absence. Le saut de performance se fait au moment où vous passez de zéro à une vidéo correcte, pas au moment où vous ajoutez un survol aérien.

Ce que les chiffres ne disent pas non plus :

  • La régularité pèse plus que la perfection. Une vidéo par bien, systématiquement, bat trois vidéos spectaculaires par an.
  • Le montage compte plus que la caméra. Un rythme propre et un sous-titrage lisible font davantage pour la rétention qu'un capteur haut de gamme.
  • La diffusion fait la moitié du résultat. Une bonne vidéo publiée sans accroche ni régularité ne produit pas grand-chose.

C'est précisément la position de Verticalimmo : un smartphone, un stabilisateur, un montage simple, une diffusion pensée. Le reste relève du confort, pas de la performance. Si vous voulez voir à quoi ressemble le matériel minimum, notre sélection de matériel pour filmer un bien tient en trois lignes.

Questions fréquentes

Quelle est la statistique vidéo immobilier la plus fiable ?

La plus solide et la plus utile en rendez-vous est celle des 73 % de propriétaires qui préfèrent un agent qui fait de la vidéo, relayée par Immobilier 2.0. Le fameux 403 % de demandes en plus est un ordre de grandeur largement repris dans le secteur, à manier comme une tendance et non comme une mesure précise.

D'où vient le chiffre des 403 % de demandes en plus ?

Il est attribué à la National Association of Realtors et circule depuis des années dans le marketing immobilier, sans étude publique aisément consultable. Nous le citons en le présentant pour ce qu'il est : un ordre de grandeur cohérent avec ce que nous observons sur le terrain, pas une donnée mesurée récemment.

Combien d'utilisateurs de réseaux sociaux compte la Belgique ?

Environ 9,08 millions, soit 81,3 % des internautes belges, d'après la compilation des données Digital 2026. Facebook (78,2 %) et Instagram (58,1 %) restent les plateformes les plus utilisées, devant YouTube (43,8 %) et TikTok (32,6 %).

Faut-il un drone pour profiter de ces statistiques ?

Non. Les études mesurent l'effet de la présence d'une vidéo, pas celui de son budget de production. Le gain de performance se joue quand vous passez de zéro vidéo à une vidéo correcte. Un smartphone, un stabilisateur et un montage propre suffisent dans la très grande majorité des biens.

Quelle durée de vidéo immobilière retenir en 2026 ?

Entre 45 et 90 secondes pour une visite de bien en format vertical. Les données de Wyzowl placent l'efficacité perçue entre 30 secondes et 2 minutes, et les analyses de Reels montrent que la rétention chute nettement au-delà de la minute.

Ces chiffres portent sur la vidéo. Pour le levier de visibilité qui se mesure le plus vite, votre présence dans les résultats de proximité, lisez notre guide du référencement local pour agence immobilière.

Vos chiffres à vous, maintenant

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Fabian Delhaxhe, fondateur de Verticalimmo
À propos de l'auteur

Fabian Delhaxhe

Expert en marketing et communication depuis plus de 20 ans, j'accompagne des clients du secteur immobilier depuis 2018. Entrepreneur et fondateur de Verticalimmo, j'aide les agences de Wallonie et de Bruxelles à obtenir plus de mandats, avec un marketing pensé pour les réalités du métier d'agent immobilier.